OCCUPER LE SILENCE – Journey of Self Love ( Voyage dans l’Amour de Soi )

Est-ce forcément nécessaire d’avoir sans cesse quelque chose à dire, à écrire ?

Parfois, je n’ai absolument rien à dire, écrire, offrir. C’est juste comme ça. Et je crois que c’est normal. Le silence est normal. Je crois qu’on ne le dit pas assez.

C’est normal d’avoir ces moments, plus ou moins longs, de silence. Le silence des mots. Le silence des sentiments. Le silence des émotions. Le silence des doigts posés sur mon clavier. Le silence de mes yeux posés sur ma feuille. Le silence de mes pensées face à ma créativité. Le silence de mon intuition – invraisemblablement – quand je la cherche, elle se cache – étrange. J’avoue que je viens de rire, ce cache-cache est marrant. Enfin, pas sur le moment. A l’écrire, c’est drôle. A le vivre, c’est parfois pesant. Ou juste énervant. Ou parfois c’est juste le silence. Tourne la page. Va t’occuper. Ah, c’est ça. S’occuper. Face à moi-même, je m’occupe… J’occupe -> mes pensées. Mon activité mentale a tout le temps un besoin à satisfaire, un silence à combler. C’est mon seul ennemi, je crois. Ah bon, est-ce un ennemi ? Non, c’est juste un ami qui me surprotège. A moi de définir mes limites de notre relation, pour qu’elle soit saine.

S’occuper. Face à quelqu’un d’autre, ce sont ses pensées, son intellect qu’il faut occuper. Surtout si c’est un.e inconnu.e. Sinon, c’est bizarre. Car, à la première fenêtre ouverte, c’est de « s’occuper » à quoi on pense. Avant l’échange. Ce dernier ne vient que plus tard, quand on décide d’être finalement juste nous-mêmes. Après… tu me « prends » ou non, c’est ton choix, libre à toi. Forcer c’est foncer dans un mur. @Lyviacairo nous a partagé son expérience avec « le forcing », et je m’y retrouve aussi. Quand je force soit ça tombe à l’eau, soit je fonce dans un mur.

Je me suis retrouvée à chercher la fluidité – étonnamment. Cependant, la fluidité coule de source, n’est-ce pas ? Elle nous embarque quand on la laisse faire et non quand on la veut à tout prix. Car vouloir à tout prix, c’est forcer. Vouloir à tout prix, quelle idée ! Tout ce qui t’appartient / dois t’arriver, (t’) arrivera que tu le veuilles ou non, et tout ce qui ne t’appartient pas ne t’arrivera pas. J’ai comme l’impression ou la certitude que c’est une vérité universelle.

Est-ce qu’on se parle car on doit (se) parler ? Ou est-ce qu’on se parle car on veut (se) parler. Je désire et bien au-delà du désir, être aimée et voulue comme je suis et qu’on ne m’offre pas des mots juste par ressenti de devoir. Le devoir intervient en cas de force majeure (question de perspective). Par exemple, les parents sont un cas de force majeure (perspective). Les pompiers, médecins, le samu, etc… sont un cas de force majeure. Les veudeur.euse.s et employé.e.s du commerce (quand on va faire ses courses) sont des cas de force majeure. Certain.e.s (beaucoup) de membres de la famille sont des cas de force majeure. Les voisins sont des cas de force majeure. Les collègues sont un cas de force majeure. Le.a facteur.e est un cas de force majeure. Les enseignants sont des cas de force majeure. Etc…

C’est une question de perspective. Et le devoir en cas de force majeur disparaît à partir du moment où tu choisis de (me) parler à cette personne par choix véritable. A partir de là, le silence, quand il se présente, est normal, bienvenu, et on l’apprécie nettement mieux.

J’aime invraisemblablement le silence… Quand il me permet de me recueillir et d’être en phase avec qui je suis.

Ecris par Nada – SendAndLove

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