DIS MOI CE QUE TU FAIS JE TE DIRAI QUI TU ES : FAUX

La vie est trop courte et trop précieuse pour la passer à nous distraire et à accumuler un trésor périssable. Cherchons plutôt à en comprendre le sens véritable et à enrichir notre âme

Socrate

Avant de plonger dans cet article qui me tient à cœur et qui j’espère plantera une graine dans ton âme.. Je désire remercier les fondatrices du TALKING PROJECT, Vitoria, Imane et Dina. Elles sont les premières à m’avoir inspirer à écrire sur ce que j’appelle désormais l’identité profonde (le thème du premier brunch/conférence/débat était l’identité). Si vous passez par là, un grand MERCI pour cette première rencontre lors du premier brunch/event du 24 mars, merci pour votre bienveillance, votre chaleurosité, merci d’avoir créé ce meeting rempli de richesse humaine. L’échange et vos paroles étaient une fenêtre de bien-être, d’apaisement, d’apprentissage, d’espoir, de motivation, d’inspiration !

D’ailleurs, cher-chère curieux-se, ouvre ta curiosité vers la découverte de ce projet – je dirai d’éveil, de prise de conscience – qui a pour but de mener à la réflexion, de créer des pistes de réflexion, sur pleins de sujets intéressants..

Cette lecture, que tu t’apprêtes à mener, est le fruit de ma propre étude, alimentée par mes rencontres, livres, recherches, etc… Ici, je partage avec toi un bout de ma vision des choses de la vie, éventuellement accompagnée d’autres visions. Je ne suis pas là pour te faire croire quoi que ce soit ni te faire un cours sur la vie. Rappelle toi, SEND&LOVE est une invitation à la curiosité et à l’éveil de ta propre lumière. 😉

En fait, tu as besoin de construire tes propres raisonnements, de suivre ton propre cheminement. En lisant cet article, à toi de choisir ce que tu prends, et ce que tu laisses, tu peux même tout prendre si tu le souhaites ; et peut-être vas-tu t’en servir pour construire ta propre vison des choses. Ici, au final, mon avis importe peu pour ta construction personnelle ; ce qui importe c’est d’éveiller ta curiosité..

Petite précision : à chaque fois que j’utilise le mot « conscience » ou « conscience profonde », tu peux te dire que c’est synonyme à « présence », « présence de l’être en son entièreté ».

Quand vous reconnaissez ce qui est inconscient en vous, ce qui rend cette reconnaissance possible est en fait la conscience émergente. C’est l’éveil. Vous ne pouvez pas vous battre avec l’ego et gagner, tout comme vous ne pouvez pas vous battre contre l’obscurité. Et cette lumière, c’est vous.

Eckhart Tolle

L’INTRO : histoire de bien s’échauffer

Et si, on commençait avec une définition à jour ?

Identité – d’après le prof’ Larousse :

caractère de deux êtres ou choses qui ne sont que deux aspects divers d’une réalité unique, qui ne constituent qu’un seul et même être

Caractère permanent et fondamental de quelqu’un, d’un groupe, qui fait son individualité, sa singularité

Ensemble des données de fait et de droit qui permettent d’individualiser quelqu’un (date et lieu de naissance, nom, prénom, filiation, etc.)

Identité – d’après l’internaute :

Ce qui détermine une personne ou un groupe / Données qui déterminent chaque personne et qui permettent de la différencier des autres

 » L’IDENTIFICATION  »

Dans notre quotidien, on s’identifie généralement, même pratiquement toujours, par notre physique (l’apparence, le style vestimentaire..), le genre, la culture, nos croyances, nos origines, notre durée de vie, situation professionnelle, nos interactions sociales.. par notre personnalité (attitudes, comportements…), notre psychologie mentale, etc..

Tu remarques quelque chose de particulier ? Non ? Oui ?

L’émergence de la question QUI SUIS-JE ? m’est venue – personnellement – d’un « état critique » interne, d’une urgence à changer car je n’étais pas « moi » et de plus car je n’acceptais pas certains défauts desquels je créais un discours interne mauvais pour ma santé, qu’elle soit mentale, émotionnelle ou spirituelle. Je fus forcée à réveiller ma conscience. Et chaque instant, j’ai ce besoin de nourrir ma conscience – mon âme, de la « faire vivre », d’être consciente – présente – , là, ici, maintenant. En toute circonstance.

Ce je que j’utilise dans le paragraphe précédent est le « je » d’identification à mon mental : à mes pensées, mes croyances liées aux pensées, à tout ce que je pense et crois qui est moi d’après mon passé, et toutes ces identifications à mes cultures, mon genre, mon histoire, mon parcours scolaire et professionnel, à mes émotions, à mes connaissances, à mes qualités, mes défauts, etc..

Tu me suis ?

On remarque que nous basons notre identité, notre existence, sur le visible. C’est-à-dire, encore une fois, notre corps, notre apparence physique, nos comportements guidés par la pensée, nos attitudes influencées par nos émotions (celles-ci s’expriment de bien des manières, que ce soit l’amour, la tristesse, la colère, etc., nous pouvons les voir). Mais aussi à des rôles : enfant, parent, professeur, etc.. à des opinions, des goûts, des connaissances, etc..


Ajout : en fait non, ces émotions, l’amour, la joie, etc.., sont des énergies – qui dit énergie dit esprit, âme, invisible…


Selon E. Tolle, le « je » que nous utilisons « incarne la plus grande erreur et en même temps la plus grande vérité » ; ce « je » que nous usons représente l’ego : une « construction mentale ». C’est-à-dire, nous nous identifions à toutes ces pensées et croyances cognitives superficielles et limitantes..

Dans mon cas – le « qui suis-je » –  a commencé avec la question « pourquoi je suis comme ça ». J’ai donc appris sur mes blessures, sur l’impact de mon passé et puis avec les questions « mais moi, je suis quoi, je suis qui, comment être, et c’est quoi au juste être » etc., j’apprend jusqu’à ce jour, et pour toujours sur tout ce qui me constitue, énergétiquement, spirituellement, mentalement, physiquement, psychiquement, psychologiquement, artistiquement, etc..

J’en viens à :

Mon « éveil » ou « réveil », que je qualifie de « retour aux sources ». Il se fait progressivement, lentement, mais sûrement, car depuis que mon âme « a parlé » (s’est ouverte), il m’est impossible de retourner en arrière, ou ceci signifierait me mentir sur le sens de ma vie, de la vie..

Cet éveil me pousse à rencontrer mon identité profonde. C’est d’elle que je désire te parler aujourd’hui.

C’est d’ailleurs « d’urgence de la transformation » qu’Eckhart Tolle parle dans son livre Nouvelle Terre. Aujourd’hui ce changement est nécessaire quand on voit l’état de notre planète (pollution, déforestations, surconsommation…) , de ses habitants (génocides, guerres, souffrances, burnouts, dépressions, maladies…). Les gens commencent à prendre conscience que l’on vit dans un système dégradant dont les piliers, le pouvoir, la richesse financière juste dans le but d’avoir de l’argent, la manipulation médiatique et mercatique, etc.. sont mauvais pour tous-tes.

On prend conscience que nous n’allons pas bien et nous découvrons par exemple grâce à toutes ces femmes, tout ces hommes, qui entrent dans leur rôle de colibri (clin d’œil à Pierre Rabhi et aux filles du Talking project 😉 ) – qui ont tous-tes des niveaux de conscience différents – et mettent en pratique, en action des petits gestes et/puis des grands pour changer le monde. Dans tout les domaines : l’écologie, l’intellectuel, les arts, le fait main, par la cuisine, les voyages, l’audiovisuel, la musique, l’humanitaire, l’écriture de romans, la poésie…. Et peins d’autres ! Chacun-e par ce qui l’anime et le fait vibrer.

En fait, cette conscience, (lumière, énergie, présence) de laquelle on crée l’amour, la bonté, la générosité, l’empathie, la délicatesse, etc.., nous l’avons déjà en nous, il ne s’agit finalement pas de créer, mais de réveiller, d’allumer notre lumière, faire fleurir notre âme pour vivre pleinement notre identité profonde.

Il s’agit d’aller au-delà de la pensée, afin de pénétrer dans quelque chose de plus grand, de se connecter à cette énergie toute puissante, que Frédéric Lenoir appelle l’Âme du monde, ou que pleins d’entre nous appelleront Dieu.

J’aimerai citer Eckhart Tolle : « (…) Je suis la présence dans laquelle la pensée, l’émotion ou la perception se produisent. L’ego n’est rien d’autre qu’une identification à la forme, principalement aux formes-pensées. (…) »

Comme quoi, nous sommes une combinaison, un mélange de spiritualité, de capacité émotionnelle, d’un corps, d’intelligences diverses, de pensée (mental, réflexion) – en équilibre – dont l’essence est l’âme et non l’ego (mental).

Le mental est une illusion 

Ramana Maharshi

Il ne s’agit pas non plus d’arrêter de penser, ou de se taire. Bien au contraire, il est d’ordre de s’ouvrir, de trouver l’équilibre entre la pensée (inconsciente) et la conscience profonde, que nous sommes une âme, une énergie, connectée à toutes les autres énergies (la nature, les humains, les animaux, les océans, le monde de l’invisible…).

Je me souviens très bien, car ça vibre en moi, Imane a parlé de noyau – que j’appellerai la source ultime (de tout) – de ce noyau, qui serait une base et puis, nous nous sommes construit humainement, intellectuellement, culturellement par le biais de nos parents, nos amis, nos professeurs, nos expériences, etc.

Aussi, Dina a parlé de miroir. Les gens sont notre miroir par lequel on apprend à se connaître. Ce qui est vachement intéressant. Je pense que dans ce cas là, le miroir est un outil de valorisation des egos des autres identifications aux pensées et croyances des autres, et un blocage quant à l’identité profonde.

J’utilise l’image que nous sommes des marionnettes depuis notre naissance mais en fait non, disons plutôt depuis la fin d’une partie de notre enfance, (car enfant, nous vivons justement en pleine conscience mais c’est bien plus que ça donc peut-être serons-nous amenés à en parler une autre fois pour approfondir le sujet) – et qu’à un moment donné de notre vie, par quelconque raison, nous « tombons » face à cette question fatidique « qui suis-je ? » (d’autant de façons que d’humains-nes).

De là nous partons à la quête de notre identité. Nous découvrons alors cette fameuse « identité profonde » tout en apprenant à nous connaître plus en détail.

Ça me fait penser aux paroles pleines de sens de Vitoria. Avec l’image de cette voiture qu’on décortique pour nous connaître et découvrir notre « qui suis-je ».

Aujourd’hui, je crois au fait que la question « qui suis-je ? » nous accompagnera à jamais. Que, de notre vivant, nous serons toujours guidé-e-s par cette question. Et celle-ci nous reconnectera à chaque fois qu’on se la pose à notre identité profonde, celle par laquelle tout est connecté à quelque chose de plus grand.

Nous coupons alors toutes ces cordes du passé qui ne nous conviennent pas. Et nous entrons dans « un nouveau moi » qui se rapproche et qui vie pleinement dans notre « moi profond ».

Ces cordes sont les étiquettes d’identification que l’on a donné à notre être, aux autres, à la vie.

Tout ceci est inconscient.

Nous nous rendons compte que notre vie est contrôlée par notre inconscient (et subconscient).

A partir de cette reconnaissance anomalistique, le changement démarre.

Le moi profond serait-il alors le sens qu’il y a derrière notre existence ?

Qu’en est-il de l’âme ? Ne fait elle pas partie intégrante de nous ? Comment la définir et s’y identifier quand on ne la voit pas ?

L’âme est invisible. Seulement, nous pouvons la sentir. Tu sais, cette énergie qui nous lie au reste de l’univers ? C’est de cette source profonde dont je te parle.

« La liberté commence quand vous prenez conscience que vous n’êtes pas cette entité, c’est-à-dire le penseur.
En sachant cela, vous pouvez alors surveiller cette entité.
Dès l’instant où vous vous mettez à observer le penseur, un niveau plus élevé de conscience est activé.
Vous comprenez petit à petit qu’il existe un immense royaume d’intelligence au-delà de la pensée et que celle-ci ne constitue qu’un infime aspect de cette intelligence.
Vous réalisez aussi que toutes les choses vraiment importantes – la beauté, l’amour, la créativité, la joie, la paix – trouvent leur source au-delà du mental.
Et vous commencez alors à vous éveiller. »

Eckhart Tolle

QUELQUES POINTS PHILOSOPHIQUES

D’après Aristote, l’âme est une matière (une substance) en forme de corps.

Depuis plusieurs années, je suis à la recherche de la paix intérieure, au début sans trop savoir ce que c’était, ni comment j’allais y parvenir. J’avais juste besoin d’être en paix avec moi-même, et je le veux encore, pour ainsi dire, jusqu’à toujours.

Je lis en ce moment « De la tranquillité de l’âme » de Sénèque – philosophe du 1er siècle – : et voilà que je tombe sur ce qu’il a nommé « le calme absolu » (« grand, noble, quasi divin ») et « cette stabilité de l’âme », « la tranquillité de l’âme ».

La tranquillité est, selon lui, un chemin où l’âme est toujours bienveillante envers elle-même, joyeuse, sereine, « sans jamais s’exalter ni se décourager ».

Ce qui nous empêcherait de l’atteindre, sont la paresse, vouloir toujours plus, se languir constamment, s’affliger son inconstance (d’opinion et de vie), mais aussi sa constance (d’opinion), passer sa vie à espérer en restant bras croisés, ne pas accepter l’échec, tout regretter, la peur de prendre de nouvelles initiatives, ne chercher que la distraction pour éviter de se retrouver face à sa solitude insupportable pour certains-nes, l’inactivité mal vécu, etc.. (tout ceci varie chez les uns et les autres). Ainsi, notre vie rimerait à être « mécontent de soi », poursuivant une fuite à soi-même.

Nous nous retrouvons en plein déséquilibre de l’âme, sans donner sens à la vie.

« (..) si nous souffrons, cela ne vient pas des lieux que nous fréquentons mais bien de nous (..) » Sénèque

« Que l’âme vienne à disparaître, que l’on vienne à ne plus sentir une présence invisible dans les choses éveillant notre propre présence intime à toutes choses, tout est dépeuplé. »

Bertrand Vergely

Allons faire un tour dans l’univers du travail de Bertrand Vergely ; « S’il y a la présence visible et palpable du corps, il y a aussi la présence invisible à cette présence visible. C’est ce qu’on appelle l’âme, psuché en grec (…) »

Inspiré de l’univers de la Grèce Antique, il nous délivre avec soin un traité de l’âme (de la connaissance de soi à l’herméneutique en passant par la psychothérapie). Il est de bonne augure d’aller voir un-e psychothérapeute, médecin de l’âme pour se reconnecter à son « moi profond ». Freud, ayant fondé la psychanalyse. Nous en reparlerons certainement. 😉

On y retrouve la pensée de Spinoza : « L’âme est l’idée du corps », attention à ne pas confondre avec l’âme est le corps. Et « l’œuvre » de Socrate qui avance plusieurs justifications : un « principe » gouverne le monde ; il existe un « être premier donnant une identité au monde et aux choses » ; il dit : « il est vrai que si je n’avais pas des os (…), je ne pourrais pas faire ce que j’ai décidé de faire ; mais il est honteux de soutenir que je fais ce que je fais en vertu d’une nécessité logique et non parce que j’ai choisi ce qui me semble le meilleur. » car pour lui c’est son âme que l’on juge et non son corps ; et que « c’est l’âme qui parle et qui réclame de vivre ».

Henri Bergson, philosophe du 19ème / 20ème s. dans son livre « L’énergie spirituelle » (dans le chapitre L’âme et le corps : je cite « (…) à côté du corps qui est confiné au moment présent dans le temps et limité à la place qu’il occupe dans l’espace, (…), nous saisissons quelque chose qui s’étend beaucoup plus loin que le corps (…) et qui dure à travers le temps, (…) , qui déborde le corps de tous côtés et qui crée des actes en se créant à nouveau elle-même, c’est le « moi », c’est l’ « âme », c’est l’esprit (…) »

Il explique que l’âme prend vie par un corps. Que le corps est « confiné dans un présent qui recommence sans cesse ».

Ce dernier approfondit sa thèse en s’opposant et/ou commentant (à d’autres philosophes) d’autres thèses, ici de la doctrine « paralléliste ». (au final il oppose deux thèses philosophiques).

On retrouve Descartes qui affirmait que l’âme n’était que reflet du corps, et puis Spinoza et Leibniz qui pensaient que l’âme et le corps étaient « lier par un fil de correspondance » et s’envoyaient des « messages » : théorie du parallélisme ; et que l’âme n’est qu’un « ensemble de phénomènes cérébraux » sur laquelle la conscience vie telle « une lueur phosphorescente » : de ce que je comprend, cette conscience est une lumière dans une obscurité ?..

Il faut que tu saches que le texte d’Henri Bergson, a été quelque peu compliqué à analyser, poser une conclusion/un résumé, à synthétiser, car il écrivit en réfléchissant avec énormément d’images, de métaphores, de rebondissements, dans de longues phrases.

Pour être brève, Bergson s’oppose à Descartes, Spinoza et Leibniz : il dit que la matière (corps) et l’esprit (âme) sont « solidaires » et non « parallèles ». Que la conscience (esprit) est attaché au cerveau (matière).

Après tout un cheminement démonstratif sur la mémoire des mots et la conservation des souvenirs, il conclut à l’idée que la mémoire est impossiblement stockée dans le cerveau, mais bien dans l’esprit/la conscience : « et je dirai tout bonnement qu’ils sont dans l’esprit », « rien de plus (..) réel que la conscience, et l’esprit humain est la conscience même », « or, conscience signifie avant tout mémoire. ».

Je cite aussi : « (…) vous ne pourrez tracer une ligne de démarcation entre le passé et le présent, ni par conséquent, entre la mémoire et la conscience. ».

Henri B. a une réflexion très intéressante, lui aussi parle « d’éveil de ma conscience », « notre vie intérieure tout entière est quelque chose comme une phrase unique entamée dès le premier éveil de la conscience, phrase semée de virgules, mais nulle part coupée par des points. », « notre passé (…) est là, subconscient – (..) présent à nous de telle manière que notre conscience, (…) n’ait pas besoin de sortir d’elle-même (..) ».

Ultérieurement, le cerveau maintient l’attention sur la vie ; celle-ci est dirigée sur le futur et si besoin, elle regarde le passé pour lui demander de l’aider sur son avenir. L’esprit lui, est constamment présent dans l’action du moment présent. Alors, le cerveau n’est qu’un outil qui permet (à l‘esprit) de voyager entre le passé, le futur et le présent si nécessaire. Car l’âme est le lieu de stockage des souvenirs.

Je pense que tout ça est très intéressant. Il faut faire attention à ce que le cerveau ne voyage pas trop dans le temps, car on plongerait complètement dans l’ego, c’est lui qui crée les doutes, la frustration, l’anxiété, le pessimisme, etc.. il est possible que ce soit utile, parfois, (à toi de voir). Le travail consiste à être conscient de ce voyage et d’observer le mental en mouvement.

Tu comprends ?

De plus, Bergson explique aussi, que l’esprit n’est pas un effet de la vie sur le corps mais que le corps est utilisé par l’esprit :

– Dans le cas où le cerveau = conscience, et mental = cérébral alors l’esprit sera mort en même temps que le cerveau ; (là, je suis confuse, donc pour lui, mental = conscience ?)

– Dans le cas où le mental déborde du cérébral, (le cerveau ne fait vivre qu’une partie de la conscience), l’esprit vit après la mort du corps ;

Dans le chapitre « La conscience et la vie », Henri B. avance, je cite « (…) conscience signifie mémoire » ; d’après lui, s’il n’y pas de mémoire, bien qu’elle pourrait être faible, il n’y a pas de conscience. Alors, pour vivre dans le présent, nous avons besoin du passé ? Mais aussi : « toute conscience est anticipation de l’avenir », car chacune de nos actions est « empiètement sur l’avenir ».

Selon lui, ceci est la fonction première de la conscience.. Elle est séparation/pont entre le passé et le futur.

Si on continue à lire, il nous emmène à nous questionner sur comment savoir si l’on est un « être conscient » ou pas. Pour lui, « la conscience est incontestablement lié au cerveau (…) mais il ne suit pas de là qu’un cerveau soir indispensable à la conscience ».

Nous pouvons effectuer des choix grâce au travail de la conscience qui navigue entre le passé et le futur. La conscience disparait à partir du moment où nos actions deviennent automatiques. Ici, j’ajouterai que oui, la conscience s’éteint quand le mental prend le dessus, qui dit mental dit automatisme et ne pas être son « moi profond ». Bergson : « c’est l’inconscience ».

Il illustre la séparation entre le conscient et l’inconscient, le spontané et l’automatisme, par les animaux (automatisme constant) et les végétaux (car leur mobilité = conscience/l’être).

Pour ainsi dire, nous nous arrêterons là pour Mr. Bergson, et nous le retrouvons sûrement plus tard…

J’aimerai bien savoir de quelle manière ceci oriente ta réflexion ? Je te laisse entre les mains de ta propre curiosité pour étudier toutes tes questions.. 😊

TU ES, TOUT SIMPLEMENT

Eckhart T. nous explique – dans Nouvelle Terre – que notre vie a deux faces : une intérieur et une extérieur.

Celle de l’intérieur est l’Être et passe en premier.

Celle de l’extérieure est le faire, et passe en second. La vie extérieure change tout le temps.

Tu sais cet éveil, dont je parlais plus tôt, c’est ça la raison d’Être – « profonde » dirait Mr. Tolle – de tous-tes.

Je pense, d’après ceci, qu’il est essentiel de trouver l’équilibre entre notre raison d’Être et ce que nous faisons, afin de faire pour/par notre raison d’Être. Tu vois ?

Ensuite, Eckhart T. – qui m’inspire énormément – nous apprend qu’à partir de cet éveil, nous passons tous-tes via un processus où l’état de conscience monte des niveaux. Et on s’identifie alors comme la présence (âme) qui est là derrière et observe, surveille les pensées. Et celles-ci deviennent des outils – ou « la servante » dirait Mr. Tolle – de la présence (conscience).

Par ailleurs, il n’existe aucun moyen de « provoquer l’éveil » : « tout ce que ferez émanera de l’ego qui veut rajouter l’éveil à sa panoplie et en faire sa possession la plus prisée. (…) au lieu de vous éveiller, vous ne faites qu’ajouter le concept d’éveil au mental ou à l’image mentale que vous avez d’une personne éveillée ou illuminée. (…) »

Tu te poses sûrement pleins de questions. Peut-être que l’une d’entre elles est celle-ci : « (…) s’il n’y a rien à faire que vous puissiez faire pour l’illumination, que cela se soit déjà produit ou bien pas encore, comment peut-elle être votre raison d’être première dans la vie ? (…) »

Il nous répond que le premier moment d’éveil se produit « par la grâce », sans rien faire. Que si l’on ne comprend rien de tout ce qui a était dit ou que l’on croit que c’est de la folie alors il n’y a jamais eu d’éveil, pour le moment.

Je vais citer un seul exemple qu’il donne dans son livre Nouvelle Terre parmi ceux qu’il a utilisé pour illustrer ses propos : « si le fait d’aider les autres donne un sens à votre vie, vous dépendez des autres plus que de vous pour continuer à donner un sens à votre vie et à vous en sentir bien » – ceci ne veut pas dire que c’est « sans valeur », mais cette raison fait partie de la vie extérieure, qui change tout le temps – ça veut dire qu’il faut trouver l’harmonie entre la raison d’Être et de faire. Sinon, c’est une création de l’ego, et qui dit ego dit destruction par le temps.

Je crois qu’à partir du moment où notre état de conscience s’est libéré, et qu’on retrouve l’essentiel, l’Être, alors tout le reste sera nourrit par ce sens. Nos objectifs, nos rêves ne seront qu’expression et alignement avec notre identité profonde ;

« L’accomplissement de votre raison d’être première jette les bases d’une nouvelle réalité, d’une nouvelle Terre. »

Eckhart Tolle

Vient la question du moment présent, qui est le seul « temps » du où et du quand on vit. Par lui, nous vivons pleinement en conscience et en équilibre…

NOUS NOUS RETROUVERONS – CONCLUSION

L’âme vie dans / ne fait rien sans : le corps. Tout ce qui s’exprime – la peur, le courage, l’amour, la joie, etc. – surgissent/sortent/se manifestent à travers le corps ?

Donc, on peut dire que tout est âme. Elle s’animerait grâce à notre corps. Ce dernier est un outil qui permet à notre âme de vivre sur cette terre. Et finalement, le visible est une (n’est que) manifestation de l’invisible ? Donc, qu’il faudrait devenir conscient d’être inconscient pour vivre en pleine conscience, et nous permettre d’exister véritablement ?

Cependant, le visible influe sur l’invisible ?

Est-ce que les termes visible et invisible sont les termes appropriés ?

Je te laisse répondre toi-même à ces questions !

A l’heure, c’est le mental qui est animé ; anime notre corps. L’âme a besoin d’être libéré pour fusionner et donner l’équilibre à notre existence..

Il s’agirait alors de voyager au-delà de la « conscience » corporelle, psychologique et mentale ; et monter à bord de la « conscience » qui est notre identité profonde.

Une âme qui expérimente la vie humaine.

Être présent est de vivre dans le moment présent, ressentir l’énergie, notre énergie dans chaque recoin du corps.. c’est être en observation de notre mental, et dans le relâchement.

Si tu n’avances pas en conscience, en quoi as-tu avancer ? Vers où ? Pour quoi ?

Ce n’est pas facile, c’est même dur, surtout au début. Cependant, ce travail de conscience, est nécessaire, utile, fondamental, bénéfique, et est ressourçant, changeant (en faisant en sorte que ce soit positif 😉). Je crois même qu’il est un travail de toute une vie.

CONNAIS TOI TOI-MÊME

Socrate

A partir d’ici, je te quitte, et je reviendrai dès que l’occasion m’appellera pour que nous approfondissions la question du moment présent, mais aussi toutes les autres questions que je me pose, et que potentiellement, tu te poses aussi..

Je me demande par exemple, où sont les femmes philosophes dans tout ça ? Qu’en disent les religions ? Je suis curieuse d’apprendre sur les émotions, les sentiments, encore sur l’ego, sur l’intelligence des animaux et des arbres, sur les étoiles, sur les interactions humaines et les interactions humain-e/être végétal/animal. Sur la psychologie en général, sur la constitution du cerveau, les souvenirs, les rêves, etc….

Maintenant, je ne sais pas ce que tu as ressenti en lisant ces mots. Peut-être que tu n’as même rien ressenti du tout. Ou que tu n’arrives pas à le décrire.

Pour conclure, je te dépose une vidéo intéressante et qui est peut-être plus parlante ? Ou encore plus parlante ? 😉

Merci à toi d’avoir été curieux-se et d’avoir pris de ton temps pour cette lecture.. N’hésite pas à commenter, à me faire part ta réflexion, tes questions, tes réponses, si cet article, ce thème t’as plu ? J’espère que ta curiosité est touchée 🙂

Merci à Celui qui est toujours là. A Nathalie de m’avoir prêter (que je considère comme un cadeau d’une valeur inestimable) le livre Nouvelle Terre d’E. Tolle. A ma tante. A Naïma. Dina, Vitoria et Imane créatrices de pleins de belles choses notamment du Talking Project. A toutes ces personnes que j’ai cité et qui m’ont sourcé ( ?..) et me ressourcent toujours dans ce cheminement. Et merci à toutes les personnes qui ont un impact petit ou grand. De m’avoir enseigné, transmis – et de me transmettre.

Voici une liste non exhaustive de mes sources d’ouvrages littéraires :

  • Nouvelle Terre, Eckhart Tolle – chapitres 1 (p. 1 à 20) et 9 (p. 219 à 226) ;
  • L’énergie spirituelle, Henri Bergson – chapitres « L’âme et le corps », « La conscience et la vie » ;
  • De la tranquillité de l’âme, Sénèque – p. 67 à 94 ;
  • Deviens qui tu es, Bertrand Vergely – chapitre « L’âme » ;
  • L’âme, Aristote – de l’introduction à la page 96 ;

Ecris par N. SEND&LOVE

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